Pourquoi Usine à Low-Tech ?

Dans un monde frappé par une pandémie planétaire, s’adapter aux nouveaux défis et trouver des alternatives devient une nécessité pour le tissu économique et social.

Chômage de masse, surendettement, perte d’emploi, etc. sont des conséquences de cette crise systémique auxquelles la société doit faire face afin de gagner en résilience, en autonomie, à travers l’entraide, le mutualisme et l’altruisme social.


Le secteur de la culture, en l’occurrence les prestataires techniques du spectacle, les musiciens, les artisans, et tous ceux qui gravitent autour de l’art et la culture sont de loin les premiers impactés et probablement les derniers à s’en remettre. Par conséquent, s’adapter et se reconvertir devient une urgence vitale pour conserver ce tissu économique et revaloriser ce savoir-faire, ainsi que ces compétences et son capital.


Compte tenu des points précédents de même que des affinités et des rapprochements entre le secteur low-tech et culturel, nous estimons que c’est la reconversion la plus évidente.

 
 

Définition de low-tech

En opposition au high-tech, le low-tech (ou Basse Technologie) est un terme pour qualifier des objets, des systèmes, des techniques, des services, des savoir-faire, des pratiques, des modes de vie et même des courants de pensées, qui intègrent la technologie selon trois grands principes : utile, accessible, durable.


Ces solutions techniques cherchent à être simples, bien pensées, bien dimensionnées et facilement réparables. Elles sont issues d'une fabrication locale, favorisant l'emploi et se rapprochent plutôt de l'artisanat que de la production industrielle, ou encore de la prosommation. Ce sont des techniques issues de matériaux recyclés ou directement de sources naturelles primaires. Elles sont peu gourmandes en énergie et respectent l'environnement.

Les low-tech visent à remettre l'homme au centre des activités par son savoir-faire et son sens pratique. Il s'agit d'être ingénieux dans la conception, afin de pouvoir fabriquer ou réparer soi-même les objets, les rendre accessibles à tout le monde, sous un principe « open-source ». Ces techniques évitent de développer une complexité interne qui serait cachée par une apparente simplicité d'utilisation : le processus menant à l'action voulue doit être le plus direct possible. Le low-tech est également un concept à caractéristiques humanistes, se rapprochant parfois du Do It Yourself, philosophie qui incite les individus à fabriquer leurs propres objets à partir de pièces détachées ou de composants simples.

Pourquoi les low-tech ?

« Face aux signaux alarmants de la crise globale (croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée) nous cherchons à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance, grâce à une quatrième révolution industrielle : celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler et trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce courant démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie. » ©Philippe Bihouix – L’âge des low-tech – 2014.

Les low-tech représentent une solution adaptée aux populations aisées cherchant à tendre vers l’autonomie et vers une diminution de leur empreinte carbone (personne sensibilisées à l’environnement) et aux populations les plus démunies, dont l’accès au confort est faible.

 
 

Volet Marketing / Commercialisation
(économie sociale et solidaire)

Qui participe au projet ?

C’est un projet qui se veut inclusif. C’est la raison pour laquelle nous envisageons une participation collaborative :

  • Collaboration avec les manufactures de décors, entreprises prestataires techniques du spectacle qui ont un atelier.

  • Utilisation des compétences de designer des techniciens du spectacle, afin de concevoir des modèles réalisables.

  • Récupération et recyclage de matériau premier via les déchetteries, ressourceries, associations de récupération et auprès de la population.

  • Mise en avant de l’aspect social et solidaire via la création d’une communauté dont les intérêts convergent.

    • Pour cela nous allons mettre en place un système nommé « Heure Crédit ».

      • Troc de matières premières contre « Heure Crédit »

      • Participation à la fabrication de produits contre « Heure Crédit »

      • Acquisition d’un produit contre « Heure Crédit »

 
 

A qui s’adresse le projet ?

  • Principalement aux populations urbaines dans un premier temps (réflexion des premiers designs autour des limitations inhérentes aux habitats urbains, c.-à-d. espace réduit, architecture figée, locataire qui ne peut modifier l’infrastructure, nombre d’habitants au m2, économie d’énergie).

  • Ensuite aux populations rurales, avec des gammes de produits davantage adaptés à leurs besoins, par exemple, en proposant des produits plus volumineux (four solaire, etc).

  • Puis aux professionnels de différents secteurs (artisanat, restauration, tourisme, eco-construction, etc.).

  • Enfin, aux populations précaires, locales, puis à l’échelle internationale.

 

Quelle stratégie de commercialisation adopter ?

Court Terme

  • Sondage pour sélectionner 3 principaux produits à designer parmi une liste de 10 produits.

  • Confection et production de ces 3 produits.

  • Fixation des prix des produits low-tech sur une base :

  • Matériau premier + heure de travail + location de l’atelier et outillage sous forme de forfait.

  • Création de la communauté de base via les acheteurs et les réseaux.

  • Mise en partage open-source des designs et mode de fabrication de ces 3 premiers produits.

  • Création d’une plateforme digitale (site internet, Facebook, Youtube, etc. comme vecteur de communication du concept)

 

Moyen Terme

  • Sélection des idées low-tech émanant directement de la communauté (sondage + sélection régulière de nouveaux designs)

  • Mise en place des « Heures Crédit » et collaboration « Prosumer » (ateliers collaboratifs).

  • Alimentation des plateformes digitales avec séance de streaming, forums de discussions, vidéo d’experts, réseau permaculture / Low-Tech.

 

Long Terme

  • Coaching / Accompagnement

  • Masterclass

  • Ateliers

  • Conférences

  • Symposium

  • Evènements culturels autour des low-tech

  • Lieu collaboratif / Autonome ?

 

En conclusion, les low-tech sont la voie pour devenir consomm-acteur (« prosumeur »), responsable pour un avenir durable, équitable et prospère pour nos générations futures.
Participer à ce projet c‘est s’engager pour la préservation de l’environnement et son propre porte-monnaie !

 

LES MEMBRES

L'Usine à Low-Tech est composé de membres qui incarnent des approches et des visions différentes, mais surtout l'enthousiasme de la Low-Tech. Faites leur rencontre :

Valérie Métraux

Porteur du projet UALT à ses début, dans l'attente que cela devienne auto-géré - Coordinateur général.

Autonomie, expérimentation, artiste raté, architecte en solution en tout genre.

Linkedin

XXXX

Porteur du projet UALT à ses début, dans l'attente que cela devienne auto-géré - Coordinateur général.

Autonomie, expérimentation, artiste raté, architecte en solution en tout genre.

Linkedin

XXXX

Porteur du projet UALT à ses début, dans l'attente que cela devienne auto-géré - Coordinateur général.

Autonomie, expérimentation, artiste raté, architecte en solution en tout genre.

Linkedin

 
Rémi Bessaix

Porteur du projet UALT à ses début, dans l'attente que cela devienne auto-géré - Coordinateur général.

Autonomie, expérimentation, artiste raté, architecte en solution en tout genre.

Linkedin

Anouar Baouna

Ingénieur agronome - Master 2 en développement durable et gestion des ressources naturelles, je me suis assigné comme objectif de faire renaître les pratiques et techniques ancestrales visant à réduire nos impacts environnementaux et contribuer à plus de soutenabilité. - Chargé de communication.

Auto-didacte, dynamique, joueur de guembri, musicien griot du désert.

Linkedin

Morgan Jungo

Concepteur et designer en chef.

Créatif, polyvalent, habile de ses deux mains. artiste peintre, esquisseur en chef.

Linkedin

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L'atelier de production

Impact Vision Sàrl, basé à Rte du Verney 4, 1070 Puidoux (canton de Vaud), est une entreprise fournissant des prestations techniques du spectacle proposant entre autres des offres de scénographie et installation audiovisuel sur-mesure. Connaissant comme bon nombre d'entreprise du secteur des difficultés, Impact Vision a ouvert ses portes à UALT pour la concrétisation du projet.

Robert Naescher, Gérant d'Impact Vision Sàrl, héberge volontiers la production des Low-Tech avec un atelier tout équipé, gratuitement pour le départ du projet. C'est avec grand plaisir que toute l'équipe d'UALT puisse travailler bénévolement à ses début dans de si bonnes conditions !